Coucou à toutes,
....ces quelques lignes du livre que je viens de commencer:

Quelques couronnes avaient été envoyé par des dames de la bonne société, espérant se mettre dans les petits papiers d'Emilia.
C'était des clientes de sa maison de couture, qui comptaient bien que son deuil ne l'obligerait pas à renoncer à son violon d' Ingres.Dans les classe sociales
aisées , les femmes ne travaillaient pas et on considérait l'activité d'Emilia comme un agréable passe-temps, à l'égal du crochet ou des œuvres de charité. Emilia et sa sœur étaient
couturières......
En tant que couturières, Luzia et elle maîtrisaient l'art de la coupe , du raccommodage et de dissimulation .
" Une grande couturière doit avoir de l'audace" aimait à dire tante Sophia. Longtemps Emilia n'avait pas pas été de cet avis. Elle pensait que l'audace avait un
côté dangereux. En couture tout était mesuré, prévu, repéré, essayé et retouché. Le seul risque était de se tromper.
Une bonne couturière prend des mensurations très précises, puis à l'aide d'un crayon bien taillé, elle fait un patron en papier correspondant à ces mesures. Elle
applique ensuite ce patron sur une toile prévue à cet effet,coupe chacune des pièces et les assemble en une ébauche qu'elle fait essayer à sa cliente, afin de procéder aux retouches
nécessaires. Ce canevas est inévitablement peu flatteur. A ce moment-là, il faut que la couturière manifeste la plus grande satisfaction, qu'elle imagine le modèle taillé dans une belle étoffe et
qu'elle fasse partager son enthousiasme à la cliente. Grâce aux épingles et aux marques tracées sur la toile, elle retouche le patron en papier qu'elle reporte sur le tissu définitif : soie,
lainage fin ou soide cotonnade. ensuite, elle coupe. Pour finir, elle procède au montage des différentes parties, en repassant au fer à chaque étape de manière à obtenir des lignes nettes et des
coutures droites. Il n'y pas d'audace dans tout ça. Seulement de la patience et de la minutie....
La couture est un langage, disait leur tante. Le langage des formes....
Que pensez-vous de ces quelques lignes parmi quelques 800 pages?